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L'Intemporelle Compagnie de théâtre

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Témoignages et échos de la Presse.

OuestFrance-161010


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Bazin, un esprit rebelle


Dessin à l'encre de Guy Papin. 

Barbara, pour l'amour de vous

Par Guy Papin

J'ai vu à Angers le spectacle interprété par Marie-Christine Garandeau: le décor est sa loge ou bien la loge serait le décor de ce théâtre de poche. La comédienne arpente l'espace scénique judicieusement encombré de petits riens, de la table ronde au canapé, de la coiffeuse au fauteuil.
Elle nous convie à une prise de parole intarissable, une voix off résonne pour rappeler le décompte des minutes avant l'entrée en scène, comme le rituel de chaque fois.
La gageure, l'exploit et c'est très fort : Marie-Christine Garandeau dit les textes de chansons de Barbara comme une sorte de répétition parlée, s'habillant, se maquillant, en tricotant.
Et si la musique, un moment nous hante, on découvre alors la force des mots, la poésie.
Marie-Christine Garandeau s'est emparée des chansons qu'elle aimait avec brio. Le charme opère au fil des textes récités avec retenue. Le public boit les paroles qu'il connaît par cœur!
L'actrice a du chien: elle en joue, se campant habillement pour nous faire retrouver par petites touches la dame en noir: une lettre lue, un coup de fil, un bout de zan mâchouillé.
Un accompagnement musical discret fait de refrains et d'impros ponctue comme un écho l'avant ou l'après des confidences.
Un peu de trac manque peut être à mesure qu'elle se rapproche de l'entrée dans la lumière. Après un dernier regard de son image "de femme qui chante" dans le miroir, elle est enfin prête à affronter le public, son merveilleux amour.
La Compagnie l'Intemporelle a franchie le pas d'un hommage talentueux à Barbara.


Le palais des Papes à Avignon

© Photo Daniel Garandeau

Barbara

A la Petite Tarasque, Marie-Christine Garandeau propose une création pour le festival d'Avignon, un spectacle sur Barbara, où Barbara ne chante pas mais se livre en coulisses.

La dame était en noir, mais elle n'était pas triste. Elle s'habillait de noir parce que c'était élégant, parce que c'était beau et qu'elle trouvait que c'était la couleur la plus appropriée à la scène. Alors Barbara est devenue la dame en noir, une madone de la chanson française, adulée de son public. Son téléphone n'a de cesse de sonner. Tout le monde veut lui parler, surtout ceux qui souffrent, les déshérités, les malades, les assoiffés d'amour. Sans jamais de répit, Barbara répondait, donnait, écoutait, serrait dans ses bras.

Pourtant, dans les coulisses de ses spectacles, la Grande Dame n'était au fond pas vraiment triste. Seule, fatiguée aussi par une vie difficile, Barbara écrivait dans sa loge, tournait ses faiblesses en dérision jusqu'à se délecter des plaisirs méconnus de cette solitude qui ne la quittaient plus. Déjà six ans que Barbara est partie, déjà six ans que son public ne peut se résoudre à la laisser partir. Alors, depuis les hommages se multiplient. Un peu partout, on chante Barbara.

Mais, cette année Marie-Christine Garandeau a décidé, avec Stéphanie Gouin à la mise en scène, de créer un spectacle où l'on parlerait de Barbara la femme, celle qui avant de chanter, écrit, se délecte de ses amours perdus et parle d'elle à voix basse, à qui veut bien l'entendre. Alors, le public découvre une Barbara fragile, tendre, terriblement complexe. Elle est à la fois triste et gaie, ses admirateurs se laissent emporter, émouvoir, par les anecdotes, les confidences, les moments de vérité de Barbara (Monique Serf de son vrai nom).

Bien sûr, les inconditionnels, les passionnés, ont un peu de mal à accepter de ne pas l'entendre chanter mais les autres, tous ceux qui la connaissent moins, apprécient franchement ce spectacle, touchés par la sincérité de l'interprétation de Marie-Christine Garandeau. Le mythe n'est en rien bousculé, la magie de la dame en noir perdure pour ne laisser place qu'aux mots. "Barbara" le spectacle, pari osé et intéressant s'annonce tout simplement prometteur, réjouissant et franchement novateur.

Fanny Largaud.

Paru dans e-gazette d'Avignon 2004.

Article paru dans
le Courrier de l'Ouest
le 3 janvier 2007

   

 



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